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Qu’il soit chaton, adulte ou sénior, votre matou aura des besoins nutritionnels différents durant les étapes de sa vie. Le Dr Bernard-Marie Paragon, professeur émérite en nutrition à l’école vétérinaire d’Alfort, nous explique tout ce qu’il faut savoir.

Le chaton

L’alimentation du chaton ne pose en général pas de grande difficulté. Ce dernier doit tout d’abord recevoir une alimentation très riche, car sa croissance est rapide. Il devient adulte entre 8 et 16 mois selon les races. « Un chat Norvégien ou un Maine Coon auront une croissance qui durera plus longtemps que celle d’un siamois ou d’un oriental », illustre le Dr Paragon. Le chaton doit manger beaucoup de protéines et d’acides gras comme les Oméga 3.

Le chat stérilisé

Lorsqu’un chat est stérilisé, son métabolisme ralentit et ses besoins énergétiques sont réduits de 10 à 20%. L’apport en glucides et lipides doit donc être diminué en conséquence. « Toutefois, il est important que le jeune chat stérilisé puisse continuer sa croissance : il doit donc toujours recevoir un bon apport en protéines et calcium », précise le spécialiste. Une fois la croissance terminée, il s’agira de bien surveiller la prise de poids du chat car il est assez difficile de faire maigrir un matou. Il est important de le toucher, caresser et peser régulièrement, car l’évolution corporelle du chat est souvent insidieuse, du fait qu’il a beaucoup de poils. On estime en général qu’un chat stérilisé en intérieur a besoin de 40 calories par kg.

http://www.affinity-petcare.com/ultima/fr/chat/aliment-sec/sterilise-senior-de-10-ans

Le chat non stérilisé

Chez le chat non stérilisé, les besoins dépendront largement de son mode de vie. S’il est un peu paresseux et vit en appartement, il s’agira de réduire les apports. « S’il va dehors et chasse, il faut également faire attention à ne pas trop le suralimenter s’il consomme déjà des proies », poursuit le vétérinaire. Le chat non stérilisé recevra environ 50 calories par kg s’il vit en intérieur, et 60 s’il a accès à un jardin.

Le chat senior

Chez le chat plus âgé, il est important de redoubler d’attention en matière d’alimentation. Fort logiquement, en vieillissant, les chats deviennent de moins en moins actifs. Il faut donc ajuster leurs besoins énergétiques en fonction de leur activité, ce qui n’est pas toujours facile. Il est essentiel de palper les flancs du chat pour vérifier qu’il n’a pas grossi mais pas non plus perdu du poids. Avec l’âge, le chat peut perdre de l’appétit et donc de la masse musculaire (sarcopénie). Cet amaigrissement peut aussi le rendre plus vulnérable d’un point de vue immunitaire. « Il est donc important de garder un niveau élevé de protéines, tant qu’aucune insuffisance rénale n’a été identifiée par le vétérinaire. En revanche, pour prévenir les maladies rénales, il faut baisser l’apport en phosphore », souligne le Dr Paragon. Les protéines permettent aussi de conserver l’aspect appétissant du repas. Le chat âgé sera par ailleurs moins résistant aux agressions microbiennes ou parasitaires. Pour retarder cette fragilité, il convient d’assurer un apport élevé en minéraux et oligo-éléments (zinc, sélénium), vitamines C et E. N’oubliez pas non plus l’apport en Oméga-3, qui permet de réduire les douleurs articulaires.

A savoir

Il est sans gravité qu’un chat mange un soir les croquettes du chien. En revanche, ce dernier a besoin d’une alimentation dédiée car, à la différence du chien, il est incapable de fabriquer en quantité suffisante de la taurine, un acide aminé particulier.

La sélection de la rédaction

Pour répondre aux besoins spécifiques de votre chat âgé, notre partenaire ultima propose des croquettes pour chat stérilisé de + de 10 ans. Leur teneur modérée en matières grasses et calories permet de réguler l’apport énergétique, et les fibres contrôlent l’appétit. Ces croquettes ont un apport modéré en phosphore pour protéger les reins, et une forte teneur en protéines et acides gras Oméga-3.
 

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